Au revoir, Halifax
Posté par: karel
Plus de 5 000 visiteurs à Halifax! Wow, quel succès! Le beau temps a encouragé tout ces gens à venir à l’exposition. Maintenant, nous plions bagage et partons à Moncton, où nous allons tout recommencer et espérer avoir autant de succès.
(écrit par Isabelle Chotard, chef d’équipe)
Recrutement – Une invitation à venir « vivre l’expérience »
Posté par: karel
Le dimanche 18 septembre (Halifax, N.-É.)
Pendant que les dernières visites guidées touchent à leur fin et l’équipe s’apprête à plier bagage et à s’envoler pour Moncton, j’en profite pour revenir sur ces derniers jours à Halifax.
J’ai passé mon vendredi après-midi dans la tente d’informations avec les recruteurs, Owen Campbell et Geneviève Bolduc, à rencontrer des gens intéressés à partir en mission avec MSF. Nous les avons informés des divers événements de recrutement qui se déroulaient au cours de la fin de semaine. Le Camp de réfugiés fait vraiment réfléchir les gens sur la réalité de ceux qui vivent dans la tourmente dans des régions reculées. Nous étions là pour expliquer aux gens ce qu’ils peuvent faire pour travailler sur le terrain avec MSF, afin de « vivre l’expérience ». Beaucoup d’entre eux étaient étonnés d’apprendre qu’ils pouvaient, eux aussi, travailler dans un projet humanitaire MSF. Comme je l’ai répété tout au long de la fin de semaine : « MSF, ce n’est pas seulement pour les médecins ». Évidemment, nous sommes toujours à la recherche de médecins, de chirurgiens, d’anesthésistes et d’infirmiers, mais il n’empêche que le personnel non-médical joue un rôle clé dans l’organisation. Je pense que les gens le comprennent mieux lorsqu’ils visitent le Camp de réfugiés (surtout si leur guide est un logisticien ou un spécialiste en assainissement des eaux). Après tout, il faut bien que quelqu’un monte le camp, s’assure que les génératrices et les moteurs fonctionnent et qu’il y ait de l’eau potable!
Nous avons rencontré toutes sortes de personnes à Halifax. Il y avait des étudiants universitaires qui se demandaient quels étaient nos critères de sélection, quel genre d’expérience de travail ils auraient besoin avant de poser leur candidature un jour. Avec un peu chance, leur visite du Camp de réfugiés restera gravée dans leur mémoire, et nous les reverrons dans quelques années. Nous avons aussi parlé à des gens qui envisageaient de prendre leur retraite. Qu’ils soient infirmiers, médecins ou électriciens, ces gens représentent une main d’œuvre riche d’expérience et de savoir. Quelques-uns d’entre eux disaient songer depuis quelques temps à travailler sur le terrain pour MSF. Maintenant que les obligations familiales sont moindres et que la carrière tire à sa fin, il est temps d’y repenser…
Vendredi soir, le service de recrutement de MSF a participé à la présentation du documentaire Living in Emergency. La séance de questions et réponses qui a suivi a touché au processus de recrutement chez MSF. Samedi, nous avons organisé des visites guidées spécifiques aux médecins, infirmiers, sages-femmes et logisticiens techniques intéressés par le travail de terrain. L’événement de recrutement le plus marquant pour moi a sûrement été la séance d’informations qui s’est tenue dimanche après-midi au pavillon de médecine Sir-Charles-Tupper de l’Université Dalhousie. Certaines personnes s’étaient inscrites en ligne plusieurs semaines à l’avance. D’autres en avaient eu vent lors de leurs visites du Camp de réfugiés. Tous ont écouté attentivement l’agent de recrutement, Owen Campbell, leur expliquer le processus de recrutement chez MSF. Owen a usé d’humour et d’exemples tirés de ses propres expériences au Congo pour expliquer l’importance des critères de MSF. Puis ce fut au tour de Judy Adams, spécialiste en santé mentale, de parler de son vécu sur le terrain et des défis quotidiens qu’affrontent les expatriés lors de leurs missions humanitaires. Une période de questions et réponses a suivi la présentation. Le public a pu ensuite rencontrer des expatriés de différents corps de métier (médecins, administrateurs, logisticiens…) afin de leur poser des questions plus spécifiques à leurs besoins.
Il existe plusieurs façons de travailler pour MSF. Le Camp de réfugiés au cœur de la ville s’est révélé un excellent moyen pour nous de rencontrer des gens des régions d’Halifax et de St. John’s. Nous avons hâte de rencontrer d’éventuels candidats à Moncton et à Québec. Je vous invite à consulter la section «Événements de recrutement » de ce site. Tous sont invités à découvrir l’exposition par eux-mêmes et, qui sait, peut-être un jour à « vivre l’expérience ». Venez surtout nous saluer dans la tente d’informations à la sortie du camp!
(écrit par Michel Marchildon – Agent des événements de recrutement MSF)
Halifax, quatrième jour
Posté par: karel
Guides Claire Vanderlinden & Banu Altunbas
Halifax, troisième jour
Posté par: karel
Le 17 septembre 2011
Quel beau soleil ce matin! La fin de semaine commence à Halifax et quelques visiteurs nous attendaient déjà à la porte avant l’ouverture. Déjà 172 visiteurs sont venus à l’exposition, et ce au cours des deux premières heures! Les habitants de Halifax sont ravis de leur visite. Jeudi et vendredi, des milliers d’étudiants sont venus et ont été sensibilisés au sort des 43 millions de personnes déplacées. La majorité d’entre eux ont été choqués d’apprendre que des gens meurent du choléra simplement parce qu’ils n’ont pas accès à de l’eau potable pour se réhydrater et que des millions d’enfants meurent parce qu’ils n’ont pas tous les nutriments dont ils ont besoin. La visite nous apprend comment nous pouvons changer leur sort grâce à certaines infrastructures et à des soins de santé adaptés.
En fin de semaine, nous attendons des milliers de visiteurs sous le soleil de Halifax. Dans moins de deux semaines, nous serons dans ma ville natale, Québec. J’ai hâte de servir de guide à ma famille, mes amis et mes collègues de Québec.
(écrit par Isabelle Chotard, chef d’équipe)
Halifax, deuxième jour
Posté par: karel
Le 16 septembre 2011
Aujourd’hui a été une journée spéciale car j’ai dû faire une entrevue pour Radio-Canada en français, ma seconde langue. C’est difficile d’expliquer ce que fait Médecins Sans Frontières en moins de 30 secondes. C’est encore plus difficile d’expliquer une visite guidée qui dure 60 minutes, en 60 secondes! Mais la journaliste a été très sympa et patiente avec moi. Nous avons fait une partie de la visite ensemble. Même pour elle, il y avait beaucoup d’informations à assimiler d’un seul coup. Mais toutes les deux, nous avons été satisfaites du résultat final!
Aujourd’hui aussi, j’avais eu quelques groupes d’élèves du primaire. Depuis que nous avons commencé les visites guidées à St. John’s, je suis sans cesse impressionnée par leur intérêt et leur engagement. Ils sont très curieux, posent beaucoup de bonnes questions et se préoccupent sincèrement des conditions de vie des réfugiés dans le monde. Ça m’a donné beaucoup d’espoir pour l’avenir!
Cette exposition donne une meilleure perspective de MSF aux gens qui la visitent. Difficile de s’imaginer la vie des réfugiés avec le peu d’informations que nous donnent les nouvelles de 30 secondes à la télé. Une visite de 60 minutes de l’exposition offre tellement une meilleure perspective de la réalité des réfugiés. Ça, c’est le grand succès de cette tournée! Je suis fière et heureuse de faire partie de cet événement.
(écrit par Banu Altunbas)
Halifax, premier jour du camp
Posté par: karel
Le 15 septembre 2011
L’emplacement du camp est merveilleux : dans l’enceinte de la citadelle.
Notre camp itinérant avait été chargé sur un bateau à St. John’s. À Halifax, l’installation du camp s’est faite comme sur des roulettes et en un temps record malgré l’arrivée tardive du camion : il faut dire que nous devenons de vrais pros…
Le beau temps était aussi de la partie : quel plaisir après le froid et le vent de la semaine dernière à Terre-Neuve!
Mais aujourd’hui, premier jour des présentations, c’est le brouillard presque total jusqu’à passé midi. « Spooky », diraient-ils ici. De nombreuses écoles se sont présentées : nous avons donc un horaire très serré, de sorte que chaque guide raconte à toute vitesse ce qui semble indispensable pour ouvrir les yeux à un tas d’écoliers (en général très intéressés). Quelques professeurs ont bien préparé leurs élèves, et les questions sont aussi intéressantes qu’encourageantes pour les guides motivés à recommencer encore (et encore).
Quelques jeunes filles, trop impressionnées, ne tiennent plus debout dans mon groupe. Quelle chance : j’étais justement à la station du choléra, de sorte que le brancard était à portée de main!
J’ai aimé l’idée du professeur qui a fait venir ses élèves à pied depuis l’école afin de leur faire réaliser un peu ce que cela signifie que de se déplacer sans trop de facilité…
(écrit par Claire Vanderlinden)
Installation du camp à Halifax
Posté par: karel
Nous avons installé l’exposition à la place d’armes Garrison à Halifax! Regardez une vidéo qui met en vedette la coordonnatrice des guides, Isabelle Chotard
St. John’s
Posté par: karel
La journée du 10 septembre fut très froide et venteuse.
Malgré tout, vêtus de leur imperméable et un foulard au cou, les gens de St. John’s sont venus nombreux, accompagnés de beaucoup de jeunes enfants qu’ils voulaient intéresser à la triste réalité des réfugiés.
Sous la pluie, sous le vent, ce fut incroyable à observer!

Installation du Camp à St. John’s
Posté par: karel
L’inauguration du « Camp de réfugiés au cœur de la ville » par MSF est prévue pour le lendemain à St. John’s, Terre-Neuve. Nous sommes tous arrivés à St. John’s par vagues depuis quelques jours, mais la plupart des bénévoles qui participeront à l’exposition au cours des quatre jours à venir sont arrivés aujourd’hui avec moi. J’ai déjà rencontré un collègue MSF dans l’avion en partance d’Halifax. Il m’a vu lire le même document que le sien, que nous, les guides, sommes supposés lire. Il m’a tapé sur l’épaule et m’a saluée! En plein dans l’esprit de MSF! Mon petit doigt me dit que je vais apprécier ces quatre jours.
Après nous être rapidement enregistrés à l’hôtel, nous nous rendons sur le site de l’exposition, histoire de rencontrer ceux qui étaient déjà arrivés. Toute l’équipe de la logistique, de l’administration et de la coordination se trouvait sur les lieux depuis déjà quelques jours. Aujourd’hui, nous devions monter le Camp. Malheureusement, le temps ne jouait pas en notre faveur en matinée : il y avait de telles rafales que les tentes ne tenaient pas debout. Alors nous avons pris du retard, nous n’étions pas prêts, mais nous ne nous sommes pas laissés prendre par la panique. Le travail de terrain pour MSF nous a habitués à ce genre de défis imprévus : nous savons nous adapter et nous doter d’un plan B. En conséquence, dès qu’ils sont arrivés, les nouveaux venus nous ont donné un coup de main. Et voilà, un autre exemple de l’esprit de MSF.
Beaucoup d’entre nous ne se connaissaient pas avant le Camp, et peu nombreux sont ceux qui ont travaillé ensemble sur le terrain (des collègues heureux de se revoir). Mais au sein de MSF, il y a ce lien qui nous unit : un nom fait donc figure de présentation. À la fin de la journée, nous avions tous froid (puisque la température avait encore chuté) et l’équipe chargée de la logistique continuait de mettre la touche finale à l’exposition pour l’inauguration du lendemain
(écrit par Banu Altunbas)
James Maskalyk au camp de réfugiés de Dadaab
Posté par: karel
James Maskalyk, médecin urgentiste à Toronto qui travaille pour MSF, parle de son expérience dans le camp de Dadaab, au Kenya.
(en anglais seulement)
http://www.cbc.ca/metromorning/episodes/2011/07/07/as-big-as-a-city/













